jeudi, 09 août 2007

[Album photo]

Dans mon Temple de la Consommation de Masse, je vois défiler de centaines de pèlerins anonymes de la Société de Consommation qui me font des offrandes de nourriture que je bénis avec mon scanner sacré, et vêtue de mon linceul rouge (taille L), telle une Icône, je leur rend la monnaie dans un divin sourire (hypocrite parfois).

 

Après ce petit résumé de la situation, quelques images (qui reflètent bien comment se passe mes vacances, quand je travaille pas)

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vendredi, 13 juillet 2007

[Code-barre et crustacés]

J'ai dix minutes à peine pour vous dire que je vais bien.

Mon quotidien c'est t-shirt rouge, néon, paquets de lessive et autre saucissons corses, "un responsable du rayon épicerie caisse 14" qui ne vient jamais, des touristes québécois. Et ce, 30h par semaine.

Le reste du temps, c'est la plage et la mer, à defaut la piscine de la maison et canapé devant la télé. En fait j'ai bronzé et il parrait que ça me donne jolie mine.

Mais au fond, je m'emmerde.

 

Soit dit en passant, je n'ai toujours pas Internet, France Telecom Corse est en grève depuis plus de 3 semaines et ne peuvent activer notre connection internet (ils bloquent le ports de Bastia, les trains et les producteurs de fromages) et Tele2... (aaah tele2...) Ne peuvent rien faire avant 3 semaines.

 

Beaucoup de gens me manquent, et je ne rencontre personne. Sauf les petits vieux les matins ou je travaille, et les autres caissières, mais je préfère Christine, à l'accueil.

Voilà, le temps d'avaler ma dose de cafeine, et je vais commencer ma journée.

lundi, 25 juin 2007

[Toujours plus au Sud-Est]

A l'heure ou sera postée ce billet, je serais dans l'avion.

(vive les postages différés de Blogspirit!)

 

Je vais en Corse.

Croyez pas que je vais passer mon temps sur la plage.

Je bronze sous les néons d'une grande surface, voilà.

 

Je sais pas quand j'aurais de nouveau une connection Internet.

 

Je reviens plus au Nord, vers le 10 septembre.

 

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jeudi, 17 mai 2007

[ 20:45 ]

J'essaye de réviser pour mon partiel de sociologie, mais toutes ces notions et mots de plus de trois syllabes et ces concepts refusent à s'imprimer, ou bien est-ce moi qui part mauvaise volonté ne veux pas leur laisser une petite place dans mon encyclopédie encéphalique. 

Et puis je me suis dis que ça faisait bien longtemps que je n'avais pas fait d'articles de plus de trois lignes, et longtemps aussi que je n'avais pas été dans cet état.

Depuis un mois et demi je vais bien...Je suis là pour moi, et pour les autres dont j'écoute avec patience et générosité les petits et gros tracas de leur quotidien. C'est toujours rassurant de savoir qu'il y a une oreille compréhensive et des paroles réconfortantes, et moi ça me fait plaisir de savoir qu'on pense à moi quand on ne va pas. (Ca doit être ma petite fibre humanitaire.) Et puis comme Claire n'a pas l'air d'avoir des problèmes, on n'a même pas à se sentir obligé de l'écouter en retour. 

Mais peut être qu'aujourd'hui, ce soir , ça va moins bien... 

 

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En fait, j'ai peur. J'ai peur et je suis jalouse. 

Je suis jalouse de ceux qui déplacent des montagnes pour réaliser leurs passions. Qui se donnent les moyens de réussir, et qui le font avec convictions, désir de reussite, but à atteindre, et rêves(d'enfant?) à réaliser. Au fond, j'en connais plein et qui reussissent. Et je suis sincèrement heureuse pour eux. (même si ce n'est pas forcement des gens qe j'apprécie)

Et j'ai peur de moi, de ma volonté qui peine à soulever des petits cailloux pour y trouver de maigres victoires personnelles... Je suis pas capable d'avoir des buts et de les atteindre, de mettre tout en oeuvre pour y arriver, pas foutu d'avoir une passion, un rêve à réaliser. Non pas que je suis comblée  -personne ne l'est- mais je suis pas capable d'aller jusqu'au bout des choses.  Je m'en plaint souvent, mais pas non plus capable de m'améliorer. Pur faiblesse. 

mercredi, 14 mars 2007

[ Un jour viendra, je dirai des trucs biens ]

Ce soir, j'ai dis à Sarah un truc dans ce genre:


"Le monde est toujours petit quand on s'y attend le moins... Et plus les choses sont improbables, plus le monde se ressère"

 

Un jour, des étudiants en première année de licence Culture et Communication baverons sur cette citation dans un partiel un mardi midi...

Parce que sur mon partiel ce mardi midi, sur une citation de je-ne-sais-déjà-plus-qui-mais-on-s'en-fout sur les relations entre la lecture et l'écriture, j'ai écris que "(...) la lecture est importante, car la rejeter, ce serait comme un autodafé, le feu en moins, la perte de la reflexion et de la créativité en plus." 

C'était nul, mais Sarah m'a quand même conseillé d'illustrer mes phrases, et de les vendre à la Parenthèse. J'y songe, j'y songe...

 

Bref.

En parlant d'écriture, je devrais parler de La Version de Browning, avant que les émotions procurées par le spectacle ne s'envolent. Et puis aussi sur Angel de François Ozon mais là c'est difficile parce que je ne sais pas par quel bout commencer. (Il faudra aussi parler de Preljocaj, et de L'Eloge de la Faiblesse

 (Au fait... je crois qu'il n'y aura pas de suite à mon compte rendu d'Angleterre. Parce que.) 

Je voulais m'offrir une minute de glamour, mais j'ai un problème d'image jpeg, chépaquoi... bref à la place petit sondage:


Alix a-t-elle un regard de vicieuse sur cette photo: oui / non votez par SMS, ou par commentaires.

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Je raconte vraiment n'importe quoi.  
 -_-'

 

lundi, 05 février 2007

A l'Est rien de nouveaux...

 
 
 
Comme quoi, c'est pas la grande forme aujourd'hui...Y'a des jours avec et des jours sans.
Soit.
En attendant je surveille le facteur qui doit m'apporter un Polaroid, des places de trains pour Paris, et l'album de Monsieur Le Chien... 

 

mercredi, 25 octobre 2006

On se croirait chez La Bruyère...

"Yeah you're talking rock 'n' roll walking karaoke soul

If you see me falling sleep please don't wake me from this dream

 
Yeah you're talking rock 'n' roll walking karaoke soul

I can see you desperate to please let me treat you for your disease"
Tom McRae - Karaoke Soul  
 
 
Hm.
La citation est peut être un peu exagérée pour ces gens de mon entourage. Les paroles de la chanson sont un peu violentes. Mais bon. 
 
Ils me mettent mal à l'aise. Ces gens que là.
Je compte mes amis et mes connaissances sur les doigts des mains. C'est ma vision des choses, j'ai pas besoin de compter sur d'autres mains, je n'en veut pas d'autre. Je n'ai pas de carnet d'adresse tres garnis. Pas de connaissances masculine à appeller quand je suis trop seule. Pas de paillettes quand je marche. Pas de brochette de copines dévouées pour me dire que je suis formidable.
"Mais de toute manière t'as jamais été très douée dans les rapports humains"
 
Là n'est pas la question pour une fois. (Mais c'est vrai, je suis pas douée dans les rapports humains, ce qui peut être très chic  quand on voudrait travailler dans la communication) Là ou je veux en venir, c'est qu'il y en a capable d'une socialisation phénoménale. Qui peuvent se faire des amis, qui se font aimer, voir admirer en très peu de temps. Ils plaisent, on en sait pas trop pourquoi. Ils fascinent. 
J'en connais trois. Et je fais partis de leurs univers. 
 
Ces gens là, j'ai l'impression que tout le monde les aime, tout le monde les admire, tout le monde leur donne une veste quand ils ont froid. Et eux, peut etre se complaisent-ils là. C'est vrai, ça doit être agréable de savoir que beaucoup de gens est là - au cas ou- . Pourquoi pas, je vais pas les empecher d'être heureux comme ça.Mais je ne veux plus faire partis de cette nébuleuse, ni d'un groupe V.I.P. Et qu'on ne me fasse pas croire qu'ils sont seuls au milieu, et que (je) leur suis indispensable. Je m'en fout, et je n'y crois plus.
 
Mais cette nébuleuse, ne sait peut être pas qu'en grattant un peu plus la personnalité, en passant avec leurs admirés des instants privilégiés (intimes). On se rend compte qu'ils sont pas si formidables que ça, pas si indispensables que ça.
 
 
On va me taxer de jalousie. Peut-être... 

Mais soit, je ne me sent pas à l'aise dans cette nébuleuse, prète à rendre service,à admirer, à être là quand les autres ne le sont pas. A être jalouse (là je le suis) des autres amas de connaissances. 
Ce mythe, cet éblouissement et les paillettes, ça m'en donne la conjonctivite.
 
...Qu'on le fasse. Moi je suis bien avec mes 10 doigts de la mains. 

lundi, 16 octobre 2006

Un grand café et une rupture au gout salée s'il vous plait...

10h

Il y a comme des "encores" qui se perdent sur les toits de Nancy pour se mourir dans la fumée matinale des cheminées  Avec l'incertitude du "et après tout ça, il se passe quoi?".

Les encores, c'est trop tard. Les meilleures choses ont une fin bien plus amères que les autres. J'en ai vu l'illustration tout à l'heure.

 

13h

 

Il fait froid dans l'appart et je suis fatiguée. Il y manque les tintements des verres, les éclats de rire, l'odeur du poulet caramélisé, et puis le reste. Après une douche et un bol de soupe, je visse mon chapeau sur la tête et mes Converses aux pieds. Je m'en vais déambuler dans les rues pour profitter du soleil d'automne.

 

14h30

Par envie de cafeine, je cherche un café. Par dépit, je finie aux Artistes, dans un gros fauteuil. En face de moi et mon grand café+speculoos, il y a un couple.

Le mascara s'est répendu sur les joues de la fille qui enchaine cigarettes sur cigarettes, les yeux noyés dans ses larmes, elle regarde l'écran de télé qui diffuse des clip de chansons d'amour... Lui, il regarde par la fenetre, la rue d'un lundi devient tout à coup un spectacle fascinant.  La situation est clichée, je l'accorde. Mais elle me rappelle une autre d'une fin de juillet. J'avais pas pleuré, pas devant lui. Je regardais le fond de mon verre en machonnant la paille en plastique.

Ils se sont levé sans se regarder, sans rien se dire.

"On a plus de complicité" Comme il disait en juillet 

Lui les mains dans les poches et regardant ses pieds pour ne pas croiser le regard détrempé de celle qui cherche en vain, un énième mouchoir propre. Dehors, elle a descendu la rue, toujours sans un regard pour ne pas lui montrer ses yeux rougis. Elle marchait vite, sans se retourner.

"Si l'on ne veut pas rater ses sorties il ne faut jamais se retourner"

C'est Fred Kassak qui écrivait ça, et je l'avais compris aussi. Je ne m'étais pas retournée c'etait trop tard pour changer d'avis

Lui, il sur le trotoir, il la regarde partir. Son telephone  sonne je crois, il repond, puis il part dans l'autre sens d'un pas tranquille. Et après ça il se passe quoi?

 

Un autre couple s'installe à leur place.Ils avaient l'air heureux lorsque j'ai laissé 2€80 sur ma table.

Je suis sortie. Je suis rentrée chez moi. Je me suis promis d'éviter les futures ruptures dans les cafés.

mardi, 06 juin 2006

Nébuleuse de petits cailloux

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5:03

Les deux " : " ne font que de clignoter depuis 00:30, ils sont super forts, dès que j'ouvre les yeux ils se remettent à clignoter...Ils ne sont jamais fatigués eux? 

 

Hum...

 

 

Pourquoi je deviens insomniaque dès qu'un petit caillou (du genre le bac) se glisse dans ma chaussure en pleine course tout pour me faire trébucher...? Non, bon, j'ai pas qu'un seul petit caillou... (je l'ai expliqué y'a pas si longtemps), et je devrais pas garder ceux que j'ai dans les poches non plus, ils me ralentissent.

 

[Elle est gentille Claire de parler en métaphores conceptuelles, on y comprend rien...] 

 

 

Bon ok, la confiture, les cailloux ça va...

 

J'ai la nette impression de régresser. De retourner à une époque où j'avais peur de tout et surtout de moi même, où j'avais vraiment du sable dans les chaussures, et dans les poches et  qui m'empêchait d'avancer. 

En 6 mois, j'ai vider mes poches et mes chaussures. Et j'ai pu courir, ça fait du bien d'avoir du vent dans les cheveux.

Parce qu'on me la donner cette confiance qui me manquait, on me l'a donner la dose d'amour ("un peu de désir sinon je meurs" titre un livre), on me l'a donner le soutient qui me fallait. Je me suis entourée de personnes, tout mon monde se basait sur une nébuleuse d'étoiles homogènes. C'était bien... on mangeait de la confiture de bonheur avec les doigts comme des gosses...

 

 Mais y'a plus de confiture pour l'instant, et je n'ai pas le temps d'en refaire avec vous tous. (Il faudra se remonter les manches dans deux semaines...)

Bah et pourquoi maintenant! Pourquoi maintenant que j'ai le plus besoin de confiance, je me mets à douter de tout, de remettre tout en cause.

De ressentir des choses que je croyais avoir enterrer avec le passé: comme la jalousie, et la honte de celle-ci, et si les étoiles étaient plus brillantes que moi?

Et aussi l'amour (oui j'aime, depuis le soir où ça à mal tourné.), et plus ça tourne mal et plus j'aime... plus les silences et l'incompréhension de font pesants et plus je m'accroche...meurt pas petite étoile. Pas maintenant...

 

Alors je dors pas pour regarder les autres étoiles briller autour de moi, pour les surveiller qu'elles ne s'échappent pas, et je les regarde étinceler plus fort pendant que je remplis mes poches de cailloux (des cailloux sûrement imaginaires..je suis peut être parano avec une grande imagination...) 

 

 

samedi, 06 mai 2006

Soupe à l'oignon...


podcast
Passons...
Depuis trois jours maintenant, j'ai l'impression d'être un oignon...D'avoir toutes ces petites peaux qui s'enlèvent si facilement...Que même un bain ou une douche ne suffit pas à éplucher...Toutes ces peaux, aussi fines quelles soient me donne chaud, j'étouffe, je suffoque...
Je me sens dépasser par certaines choses, je me sens en vrac à l'interieur, un énorme bordel qui m'oppresse, qui s'assaille...
Hier, j'ai jeter 4 ans de ma vie dans des sacs poubelles... Toutes mes années collège que je n'ai pas aimé... Vêtements trop petits ou trop moches, papiers (cours de collège, mots de filles, carnet secret, maquillage (bleu, mauve, couleurs criardes qui devaient me permettre d'être une petite conne d'ado rebelle), CD's (j'ai jeter les disques que je ne pouvais vendre) J'ai eu l'impression d'y voir un peu mieux...

J'ai besoin de changement violents dans mon quotidien, et je ne cesse de le répeter...
 
 
 
 
(bande son: Between the Bars - Elliott Smith... ça aussi de la musique qui fais remonter des souvenirs que j'aimerai bien effacer...)  

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